WARMTH (acronyme de WAR against Malnutrition, Tuberculosis and Hunger), Afrique du Sud

Depuis 1998, l’Athénée s’est engagé par le projet WARMTH (acronyme de WAR against Malnutrition, Tuberculosis and Hunger) en Afrique du Sud (www.cwd.org.za/healthnutrition) voulant marquer ainsi qu’il lutte contre la faim et les maladies dans le but affirmé que plus aucun enfant ne se couche le soir, le ventre creux. Le projet avait été lancé et a été concerté admirablement pendant dix ans par notre regrettée collègue Marie-Paule Georges, quilors d’une visite privée a était bouleversée par l’extrême pauvreté des familles défavorisées et particulièrement des enfants.

Faim, pauvreté extrême surtout dans les villes (urbanisation), virus VIH/SIDA (townships Khayelitsha et Nyanga - mille décès dus au SIDA chaque jour), tuberculose, accès à la nourriture saine - essentielle pour la tolérance du traitement médical, inflation, drogues, chômage élevé malgré l’économie puissante du pays, grande disparité entre riches et pauvres, abus d’alcool, violence, maltraitance et négligence des enfants, délinquance juvénile, criminalité…

Dans le cadre de notre ONG, le projet WARMTH continue à sensibiliser nos élèves, qui vivent dans l’opulence, aux problèmes de la misère dans le monde et à soulager les plus démunis en Afrique du Sud.

Par de multiples actions cherchant à sensibiliser les personnes de notre entourage, nous avons ainsi pu financer la mise sur pied de dix-sept cuisines communautaires et d’en soutenir 22 par le dernier projet 2008-10. Ces cuisines, généralement installées près d’une école, servent aux nécessiteux, pour la somme symbolique de R1 = 0,10€, un repas équilibré, composé de soupe, de soja, de riz et de légumes.

Nous avons été à même d’acheter trois véhicules qui permettent d’acheminer sur place les vivres et les soins médicaux de première nécessité à des populations vivant loin de toute structure sociale.

Par ailleurs, nous soutenons le programme santé de WARMTH, qui consiste à

  • offrir des tests de dépistage de SIDA, de tuberculose et de diabète
  • sensibiliser les femmes enceintes aux avantages de l’allaitement maternel
  • offrir un service santé pour bébés

Le projet 2008/10, qui portait sur un budget total de 500.816,79€ à été clôturé et le dossier final approuvé par le MAE.

«Athénée-Action humanitaire asbl» vient de recevoir le 7 février 2012 l’agrément du Ministère de la Coopération pour le cofinancement du projet 2012-2014.Le coût total du nouveau projet s’élève à 334 495,47€.

Ce nouveau projet s’inscrit dans la reconduction du programme de « Développement progressif vers une gestion autonome », un programme de développement durable grâce à l’introduction de consortiums : le projet se concentre sur l’aide aux populations noires et métisses des townships de Cape Town et alentours, situées en zones marginales du Western Cape, champs d’activité des « Community Kitchens », et sur une amélioration progressive de la qualité de vie.Le présent projet permettra de financer le fonctionnement des 22 cuisines communautaires, y compris les matières premières pour les repas, le gaz, le matériel de nettoyage, le transport, le loyer, les frais d’administration et les salaires et permettra de servir en moyenne 150 repas/cuisine , soit 22 x 150 = 3300 repas par jour. Les repas sont vendus à 0,10€; l’objectif étant de combler le déficit alimentaire sans compromettre la dignité humaine.

En outre, nous nous engageons à nouveau à soutenir les efforts entrepris à sensibiliser les femmes enceintes aux avantages de l’allaitement, à motiver la population à se soumettre à des tests de dépistage (SIDA, TB, diabète) et de poursuivre le programme santé des bébés.

Les bénéficiaires de notre projet sont les jeunes mères, majoritairement célibataires, au chômage, souvent séropositives ou tuberculeuses, avec leurs enfants et bébés, orphelins, élèves et autres démunis, la population noire et métisse défavorisée par le régime de l’APARTHEID dans les townships de la ville du Cap.

Le nouveau projet doit faciliter le processus progressif vers l’autonomie des cuisines communautaires et l’affranchissement des bénéficiaires de l’aide provenant de l’extérieur.

Le nouveau projet est plus respectueux encore de l’environnement socioculturel : égalité des chances entre hommes et femmes (v. société patriarcale), de l’environnement proprement dit : cuisinières fonctionnant au gaz pour économiser l’énergie, jardins de légumes sur le site de la cuisine communautaire, sacs de cuisson.

Le changement de stratégie entend assurer la durabilité de notre projet, autogestion, autofinancement et indépendance (par rapport au programme) des opératrices, formation de base et ateliers (administration, comptabilité, gestion, éthique du leadership au sein du consortium, initiation à la collecte des fonds, à la commercialisation des cuisines.

Lors des deux visites de suivi sur les lieux du projet en août 2011 et 2012, on a pu constater la bonne gestion du projet par les partenaires locaux. Il apparaissait que l’apport d’une aide si diversifiée, nécessite des fonds et mérite d’être soutenu.

 

En 2015 le projet WARMTH que nous avons soutenu pendant 16 ans a pu être clôturé comme prévu.